Comment Sailor m’a fait douter …
Ta voix comme un lacet autour de ma cheville et tes bras enroulent ma tristesse
Mon âme qui meurt chaque jour et ton corps sur le mien
Et moi qui te supplie de m’emmener tandis que je m’en vais
Et que les ballons d’eau qui coulent effacent ton odeur
Et hier qui n’en finit pas et qui devient demain
Mon parapluie contre le soleil et mon sourire contre moi même
Et le soleil qui meurt sous mes talons ingrats
Et mes vieilles bottes qui pleurent déja le bon vieux temps
Et des ballons d’eau qui coulent sur hier déjà loin
Et hier s’en revient demain
Je mange ta douleur et je triomphe de nous
Et la lumière qui revient et mon parapluie troué
Et le soleil qui s’engouffre comme tu faisais hier
Quand ton souffle dans ma main me brisait les tympans
Les ballons d’eau qui pleuvent sans cesse sous les ponts
Et les cloches d’hier qui n’augurent rien de bon
Et l’opéra de Lynch et les deserts de sables
Qui me piquent les yeux et ta main sur mon dos
Lula qui se réveille en plein dans la nuit noire
Et qui ne veut plus vivre pour voir venir demain
Et demain qui se noie dans les relents d’hier
Et les ballons qui pleuvent fleurent bon la lumière
Mes vieilles bottes marron dont le cuir est passé
Se conjuguent au futur et veulent braver la nuit
Et cette nuit qui lutte pour ne pas enfanter
D’un demain mort-né qu’a enterré hier
Et j’ai remis mes bottes mon amour pour demain
Et j’ai dans la main des tas de ballons roses
Et demain qui eclipse toutes les promesses d’hier
Et dans ma bouche qui fond un souvenir menthol
Et au fond de ma gorge un arrière-goût amer
Et sur mes lèvres demain juste un baiser d’hier.