Dans la bulle de Zaz, un monde à part…

les pieds au sol, la tête dans les nuages

Lobsang Rampa, Baudelaire et Dali: Comment Zaz renoue des contacts

Il est des vérités qu’il vaut mieux ne pas découvrir. Comme le père Noël, ou la petite souris.
En cette période où les gens endossent sans souci des vies qui ne sont pas les leurs (pauvre Mischa de Fonseca et sa véritable fausse autobiographie “Survivre avec les loups”), j’ai eu envie de parler d’une découverte très récente que j’ai faite.

Nous sommes au siècle dernier. J’ai l’adolescence turbulente, la jeunesse insolente, et des amis complètement perchés.

Je cherche LA Vérité universelle, LA Voie à suivre, et Dieu. Dans ma chambre au fond du jardin de mes parents, se perdent dans la fumée les multiples échanges avec mes amis, qui partagent leurs avis sur la vie, la musique, le poids de la destinée, les limites du libre-arbitre, le bien-fondé de l’anarchisme, la mort, l’au-delà, le sens caché de nos actes, la vacuité désespérante de nos vies confortables déjà toutes tracées, et la pérénnité de ce que nous ne bâtirons sans doute jamais, faute de foi, de persévérance et sans doute de génie.

Ces années furent les plus construites de ma vie, et pourtant je retiens de cette période mon instabilité permanente, mes violentes crises de doute, et tous ces questionnements qui n’ont jamais disparu. C’était l’époque où Nass El Ghiwane m’avait réconcilié avec ma langue maternelle que je ne parlais pas, où la peur vivait au fond de moi sans jamais me dominer, où même fragile et vulnérable, je me sentais invincible, car la vie me tendait les bras, et que mon insolente jeunesse me donnait le pouvoir de la repousser.

Janis Joplin, Bob Dylan, Bob Marley, Jimi Hendrix, Jim Morrisson, Led Zeppelin, Jefferson Airplane, Les Stones, Joan Baez, et mille autres ne se sont jamais tu durant cette période. Ils étaient devenus mes meilleurs amis, ceux qui me protégeaient de ce silence qui m’envahissait avec son lot d’idées noires. Je vivais au passé, et me désolais en permanence que les meilleurs soient déjà tous morts.

Le monde me paraissait terne et sans relief, j’aspirais à une élévation spirituelle qui pouvait me disculper de me sentir différente; à l’époque je pensais naïvement qu’un grand dessein attendait chacun d’entre nous, qu’il suffisait de tendre la main et de s’ouvrir aux autres pour que le monde soit un havre de paix et un temple d’harmonie.

Mes lectures subirent un revirement total. Je quittais les grands oncles du classisisme français (Balzac, Zola, et autres Maupassant) la littérature anglaise des 18° et 19° siècles (les soeurs Brontë, Lord Byron, Jane Austen, R.Kipling, etc..) et l’épouvante et la fiction américaine de S. King, Lovecraft et Poe, pour me plonger dans des lectures plus torturées ou plus allumées. A 16 ans je tombai amoureuse de Rimbaud, de Verlaine et Sophocle. La lecture de Baudelaire m’ouvrit des portes nouvelles: je me sentis comprise autant que lui s’était senti incompris.

De 17 à 20 ans, je devins au terme de mille souffrances celle que je suis aujourd’hui. J’adhérai à tous les courants qui portaient quelque chose de prometteur, quelle que fusse sa nature, bonne ou mauvaise. J’admirai l’anarchisme et y adhérai en limitant sa portée aux libres enfants de Summerhill. J’élevai au rang d’idole Thomas More et Kant. J’observais le cynisme chez Jonathan Coe, j’apprenais la tendresse chez Albert Cohen, j’apprivoisais la folie chez Castaneda. Je relisai Nietzsche encore et encore, manquant le principal de son oeuvre, admirant deux choses chez l’homme: le génie de l’écriture, et l’affranchissement de toutes les contraintes. Il était ce que je désirais devenir: une personne libre.
Aujourd’hui encore je fais beaucoup rire les érudits et autre bien-pensants pédants de mon entourage quand j’affirme avec beaucoup de naïveté que Nietzsche est pour moi un Baudelaire abouti, qui a enfin trouvé cet ordre si souvent cherché là haut, en s’affranchissant de tous les pouvoirs qui tentent de l’imposer. Je pense toujours cela…

Je menai parallèlement à mes élucubrations incessantes des études d’économie qui me rappelaient sans cesse ce côté “corporate” de la vie que je haïssais tant, le même côté qui m’a avalé toute entière et qui me permet d’écrire ces lignes aujourd’hui, confortablement installée sur une chaise qui vaut un SMIC. En ce temps je vivais encore sur mes acquis, et usais le temps qui devait me servir à assister aux cours pour vivre intensément et tenter le diable chaque minute qui passait. Je découvrai l’oeuvre de Dali, son humour et sa gravité, et devins une grande admiratrice du créateur qui m’intéressa à l’art ibérique et latin. Avec deux copines, nous tâtonnions dans les sentiers de la découverte, visionnant sans pause les oeuvres de Buñuel, Furtado, et d’Amenabar. Cette fascination pour l’oeuvre de Dali déclencha une réflexion décousue et non aboutie sur les effets du temps, l’aspiration au meilleur, les synergies entre l’art et la science.
Je redemandai à un ami de me réexpliquer le principe d’Archimède, et m’aventurai avec ce maigre bagage dans les topiques freudiennes, et les expériences d’Albert Hoffman. Durant cette période, je me suis abandonnée à des lectures scientifiques dont je n’ai rien retenu, hormis peut-être la théorie du chaos de James Gleick, qui m’avait rendue autiste le temps d’un voyage (désolée).

C’était au moment de ma vie où le mot passion prenait sens pour la première fois. La réalité n’avait pas d’emprise sur moi; je vivais à mille lieues du monde réel, dans un univers où la paix s’obtenait en agitant des branches d’olivier, et où la rédemption se cueillait dans le sourire d’un autre. Comme me le chantait Papa avec nostalgie en me prenant, alors enfant, sur ses genoux, “en ce temps là j’avais vingt ans,” j’avais écumé les lectures ésotériques de ma bibliothèque, je croyais en l’au-delà, en la réincarnation, au symbolisme, à la vie éternelle. Je découvrai le Tibet au travers des livres, et des documentaires. Je rêvais de fouler son sol un jour. Nous avions tracé avec une amie l’itinéraire d’un voyage hypothétique qui n’a jamais vu le jour, et qui  s’achevait sur cette terre dont on rêvait, après avoir traversé le Népal et le Bhoutan pour arriver à Lhasa. Le siècle nouveau pointait son nez à la période où je vénérais Trinh Xuan Thuan , Matthieu Ricard qui menait selon moi une vie de rêve et Confucius, qui était pour moi le comble de l’avant-gardisme puisqu’il était hippie (on se calme, ça n’engage que moi!). A cette époque, Lobsang Rampa et son troisième oeil sont entrés dans ma vie, et ont confirmé la possibilité que me suggérait Stephen King à 13 ans lorsque je lisais Insomnie. Je m’épris de ce grand sage issu du plus sage des pays, et bien que le consumérisme ait eu raison de mon âme vendue et les hommes de mon coeur instable, rien ne parvint jamais à détrôner la sagesse tibétaine dans mon coeur.

Hier, au gré d’une lecture imprévue, j’ai découvert que Lobsang Rampa avait produit le canular littéraire du siècle dernier. Et en regardant le journal télévisé, la colère et la rage m’ont tellement envahie que j’ai pu constater sans mal que je n’avais rien acquis de cette sagesse tibétaine que je chéris tant
En y ayant réfléchi toute la nuit, je trouve finalement que l’histoire du vrai Lobsang Rampa n’en rend l’écrivain que plus génial, et l’homme que plus sage. 
Quant au pauvre Tibet persécuté, je ne sais que dire…
Mais les olives de la salade qui me servit de déjeuner sont toujours dans l’assiette.

mars 20, 2008 Posté par Zaz | Critiques et impressions, Mes sautes d'humeur | | 13 commentaires

Comment se faire du bien?

Fin de week end. Demain une semaine de labeur reprendra son cours et décèdera samedi matin, vaincue par ma paresse. Je mérite bien un peu de détente, un peu de temps pour moi, pour savourer mon indémodable playlist,résolument vintage. 

et celle qui me laisse entrevoir des avenirs en kaleidoscope dès que mes paupières sont closes, celle dont je ne me lasserai jamais….:

mars 10, 2008 Posté par Zaz | Critiques et impressions, Le coin des génies, Mes sautes d'humeur, Zaz | | 4 commentaires

Jerez Texas (2), ou comment Zaz poursuit la saga musicale

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Et de deux!
Hier soir avait lieu au Satellit café le concert parisien très attendu (par moi et deux autres bonnes centaines de personnes) du fabuleux trio de JerezTexas. Jeunes et moins jeunes avaient bravé la pluie et le froid afin de découvrir la nouvelle perle du groupe: Patchwork.
AYé. C’est ce que disait la mention que l’on m’a tamponnée sur le dos de la main, car à la joie d’assister au concert s’ajoutait celle d’y avoir été conviée par l’adorable manager du groupe (encore merci Gabriel!)
Malgré une programmation musicale parmi les meilleures de Paris, je n’avais pas eu l’occasion de retourner au Sat depuis ce fabuleux concert du groupe en 2005, où le hasard m’avait amenée à les découvrir.
Au Sat’, rien n’avait changé; mes souvenirs m’ont un instant laissé penser que la scène avait été déplacée, mais l’endroit était toujours aussi chaleureux et original, avec ses murs noirs parsemés d’étoiles et sa musique qui vous abandonne au bord de la transe.
Je suis au premier rang, je trépigne d’impatience derrière ma relaxe apparente. L’attente est longue. J’ai le temps de divaguer, laisser mes pensées s’égarer sur le “Pearl” de la batterie de Jesus Gimeno. et je rêve de Janis.
Le groupe arrive, accompagné d’Isabel Julve, l’incroyable flamenca à la voix d’or pleine de fêlures.
Le concert commence, les mélodies s’enchaînent heureusement, le génie de chacun traverse l’instrument dont il joue et les notes, dans un enchâssement élaboré, s’unissent. Légères, vives, et harmonieuses .
Isabel Julve est là, détonnante d’énergie et de justesse. Elle avait manqué à l’appel en 2005, je n’avais pas eu le plaisir de la voir sur scène comme hier soir, où sa voix déchirée m’a bouleversée.
La “flamenca preferida” du groupe a montré l’étendue de son talent, tant en danse qu’en chant. Sa voix haute et vibrante a livré ses émotions sans demi-mesures, ses talons ont claqué et son corps a tressailli, et au rythme des notes envoûtantes aux influences multiples, elle a fait revivre toute l’histoire du flamenco.
Les morceaux se sont suivis, alternant les nouveautés de Patchwork et les bons souvenirs de Sao, dont la teneur et le style sont demeurés intacts. Celtic Fandango, Tango al Jerez, Siroco, après les avoir écoutés vingt mille fois sans jamais m’en lasser, je les ai redécouvert comme pour la première fois, avec un enchantement qui frôlait l’hébétude.
Ils ont eu l’audace d’ébranler La foule de Piaf,  et de revisiter la Couleur café de Gainsbourg, en leur insufflant une jeunesse nouvelle sans jamais les ternir.

Jesus Gimeno, en grande forme, a offert à un auditoire conquis une performance mêlant percussions et batterie. La maestria de ses poignets fous a laissé bouche bée nombre d’entre nous, qui le regardions ébahis, disperser avec précision et virtuosité des notes séparées de moins d’un demi ton au gré de ses mouvements d’une agilité déconcertante.  Par trois fois au cours du concert, il s’est emporté avec brio, faisant danser avec adresse les baguettes du cajon.
Matthieu Saglio a offert à ses proches un solo de violoncelle absolument époustouflant, une ode véritable à la pureté de la musique. Ricardo Esteve a, dans une allégresse contagieuse, laissé éclater toute sa virtuosité dans les six cordes de sa guitare.

Dans l’élégance et la distinction, le trio complice fonctionnait toujours à merveille, illuminé par la présence d’Isabel Julve.
3 ans c’était long, mais ça valait largement le coup d’attendre.
Je ressors, munie du dernier album et d’une tonne de bonne humeur. J’allume une cigarette. L’inscription sur mon poignet me fait sourire: AYé. Encore une jolie histoire.
“Remerci beaucoup!”

février 29, 2008 Posté par Zaz | Cinéma et Arts, Conso: J'ai testé pour vous, Critiques et impressions, Le coin des génies, Zaz | | 2 commentaires

Bloguons Utile : Un post pour les jeunes détenus et l’AACRPE

Ils sont là parce que d’une façon ou d’une autre, ils ont enfreint la loi. Ils écopent de peines lourdes, et subissent l’enfermement pour des durées qui dépassent presque leurs âges. Un petit larcin, un vol à l’arrachée, un pétard fumé en pleine rue. Les verdicts tombent sans compassion, leurs plus belles années volent en éclat, souvent pour des méfaits qui ne les auraient sans doute jamais inquiétés s’ils étaient nés du bon côté de l’oued. Dans une société de privilèges, on façonne le destin à notre gré d’un côté, on le subit du mieux qu’on peut de l’autre. 

Les voilà condamnés.

Est ce le pire? Sans doute que non.

Les voilà oubliés, voilà le pire.

Hormis les actions menées dans le cadre associatif par de généreux bénévoles à l’image d’Assia El Ouadie dont le courage et la ténacité sont à saluer, il n’est guère de structure encadrante favorisant une réelle insertion dans la vie sociale et professionnelle une fois purgées leurs peines. Et pourtant, faut -il réellement soulever la question de savoir dans quelle mesure ce type d’expérience peut impacter la personnalité d’un individu? Est-il besoin de nombreuses études et analyses avant de comprendre que ces jeunes années d’enfermement peuvent être ravageuses si une réelle structure ne favorise pas une réinsertion réussie?

L’opinion publique ne peut occulter les destins brisés de ces mineurs qui pour la plupart ont simplement tenté de tromper leur misère ou leur faim le temps d’un vol. Elle ne peut pas se désintéresser des conditions de détention de tous ces  jeunes détenus à qui tout fait défaut, de l’éducation au soutien psychologique. Elle ne peut simplement pas les laisser livrés à eux-même, brebis égarées et proies faciles du fondamentalisme ou du terrorisme. La colère de ces jeunes détenus doit pouvoir être résorbée sainement, faute de quoi elle risque d’éclabousser les murs de nos villes encore une fois, et nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

C’est pour apporter un éclairage sur ces causes, peu aidées, pas suffisamment considérées, souvent oubliées, que nous avons décidé de créer le collectif Bloguons Utile. Loin de toute formalité, notre objectif est d’apporter modestement une contribution à ces causes, en faisant d’un loisir quotidien un loisir citoyen et utile.

Nous espérons ainsi créér une émulation autour d’un projet commun dans une blogosphère sans frontières. Toutes les initiatives individuelles sont les bienvenues, la latitude pour agir est extrême et chaque contribution sera d’une grande aide. Vous, blogueurs, lecteurs, internautes à vos heures perdues, pouvez nous aider en faisant vos dons  (en espèces, chèque, ou virement bancaire) auprès de l’Association des  Amis des Centres de Réforme et de la Protection de l’Enfance ou en collectant auprès de vos lieux de travail, vos écoles ou universités, vos voisins d’immeuble ou de quartier, votre centre de loisir ou votre entourage: des vêtements, des fournitures scolaires, des livres en français ou en arabe, du matériel informatique, etc. Quelque soit l’écho de votre blog auprès du public, quelle que soit la portée de vos écrits, aucun post dédié à cette cause ne sera de trop, puisque chaque lecteur est un donneur potentiel.

Nous nous devons de mener cette action pour favoriser la réinsertion de ces mineurs, et d’encourager les individus, blogueurs ou pas, à apporter leur contribution à cette cause, que ce soit par le volontariat et le bénévolat auprès de l’association, le don financier ou en nature, ou en observant une conduite citoyenne au niveau des entreprises, afin de favoriser la réinsertion professionnelle et offrir des emplois à ces jeunes desquels souvent le marché du travail se détourne.

Tous unis derrière une cause, tous unis pour un Maroc meilleur et plus équitable.

Si vous ne faîtes pas encore partie du collectif Bloguons Utile, envoyez un mail à l’adresse bloguonsutile@gmail.com . Vous serez informés des manifestations en cours ou à venir, et pourrez intervenir activement au sein de l’organisation ou être à votre tour force de proposition pour de prochaines actions.

Tous les dons à l’association devront être versés à l’ACRPE

RIB: 022.780.000.169.00.050.178.71.74  Swift : SGMB MAMC

ou déposés à l’adresse suivante: 6 Rue Houdhoud, Bd Mers Sultan – Appt 17 – Casablanca. (ou Contactez Fatim-Zohra Ammor au +21261 07 41 74)

Parceque notre collectif croit à l’effet papillon, nous comptons sur votre contribution.

A vos claviers.”

septembre 23, 2007 Posté par Zaz | Critiques et impressions, Mes sautes d'humeur, Zaz | | 7 commentaires

Comment, où, que faire à Dakhla?

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 La première fois qu’on m’en a parlé, c’était il y a trois ans. Un couple d’amis qui déplorait ne pas me voir pendant une semaine de vacances à Casa parcequ’ils partaient en voyage.

-”Vraiment? Où ça?

- On va à Dakhla (voix surexitée et yeux qui pétillent coupés au montage)

- Vraiment? Où ça??

- A Dakhla!

- Hé ben… amusez vous bien alors, que dire?”

 Dakhla. C’est où ce patelin? Depuis trois ans, je vois que Dakhla est devenue LA destination sympa, un peu comme Mirleft, inconnue ou méconnue il y a dix ans, et propulsée super spot aujourd’hui. Ou les cascades d’A9kchour. Ou les plages de Tamri. Ou tous ces endroits reculés, voire inhabités, où on se sentait à l’époque comme le premier homme sur la lune, et qui sont des destinations communes de nos jours.

Il faut que j’aille à Dakhla. Et c’est décidé,  Zay et moi on y consacre 4 jours de notre précieux mois d’Août, où le temps est dépensé avec parcimonie (plus pour moi qu’elle parceque la vérité c’est qu’elle s’en tape)

Comme nous sommes deux chochottes qui se prennent pour des baroudeuses, on a besoin d’un peu d’aide pour la logistique, alors si vous avez des infos sur les itinéraires Casa-Dakhla (avion ou voiture) des adresses d’hôtels ou de ryads sympas pour deux jeunes filles en mal de tranquilité qui n’envisagent pas une seconde de se faire draguer par le réceptionniste, des plans culture de la région, des idées de choses à faire, des impressions de voyage à partager, A VOS CLAVIERS!  Et d’avance, merci!

juillet 16, 2007 Posté par Zaz | Critiques et impressions | | 32 commentaires

Comment ça, Grace Slick est finie?!

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J’ai trouvé sur le net ce petit bijou d’interview par Life magazine de Grace Slick, la chanteuse psychédélique de Jefferson Airplane qui a failli faire prendre au président Richard Nixon, alors en pleine guerre contre la drogue et la contre-culture hippie, 600 microgrammes de LSD. Un geste qui aurait sans doute eu des répercussions historiques notables!

Elle aura lié amitié avec Janis, copiné avec Jim, fumé avec Jimi. La rockeuse, qui s’est greffée au groupe sur le tard (juste après le “boom folk” de la baie de San Fransisco, en 1966, soit un an après la formation du groupe), a su se rendre rapidement indispensable, et c’est notamment à elle que l’on doit les succès qui ont propulsé Jefferson Airplane, alors un groupe de rock sans envergure, dans les rangs de la légende du Rock: Somebody to Love, véritable hymne du summer of love,  et l’inoubliable White Rabbit, masterisé dans la version live de Woodstock 69. 

Cette dernière chanson prend une dimension toute particulière, puisqu’il s’agit là de la première à parler “ouvertement” de drogues sans disparaître sous l’effet de la censure. Le titre fait référence à l’acolyte d’Alice, l’héroïne de Lewis Caroll. Avec une candeur feinte, la chanson phare de l’album Surrealistic Pillow fait l’apologie de la consommation des substances à l’époque en vogue, et particulièrement le LSD et les champignons hallucinogènes. Et sous couvert d’une innocence enfantine, la génération Jefferson Airplane met les pieds dans le plat, prenant à témoin la génération ascendante pour démontrer qu’avant de fonder le mouvement hippie il aura fallu vivre beaucoup de désillusions pour forger leur idéal de paix (que la dure réalité réduira en miettes une décennie plus tard), et baigner dans un univers où même enfants, ils décelaient déjà les allusions aux drogues et paradis artificiels chez leurs personnages préférés (Alice au pays des merveilles en l’occurence -ouvrage truffé de références pour drug-users, et le fameux lapin blanc).

La chanson finit en apothéose sur cette phrase qui avait marqué mon adolescence tangeante et que je pensais naïvement être la seule à saisir (yèk lilou?): “FEED YOUR HEAD”.  Grace Slick nous enrobe de sa voix pleine, lourde et hypnotisante. le chef d’oeuvre qu’est White Rabbit a par ailleurs alimenté l’imagination de nombreux metteurs en scène, puisque plusieurs scènes, parmi lesquelles certaines cultes, ont été habillées par la musique ou le symbole de White Rabbit. Dans les plus célèbres, on retrouve un Benitio Del Toro complètement défoncé essayant de se s’auto-éléctrocuter dans LAS VEGAS PARANO, un Mickael Douglas hébété dans une chambre à la lumière bleue dans THE GAME, et une Ada Nicodemou qui se trouve être la fille portant un tatouage de lapin blanc que NEO devra suivre (“follow the White rabbit”) dans l’une des toutes premières scènes du premier volet de la trilogie Matrix (un film bourré de symboles, qui m’a d’ailleurs fait penser la première fois à ”l’Allégorie de la caverne”, de Platon)

Sans rien enlever au reste de l’album, ce sont réellement ces deux chansons qui se distinguent incontestablement du reste du répertoire de Jefferson Airplane. Woodstock leur offre une notoriété internationale. Ils se reproduiront avec cette chanson au festival d’Altamont, où Marty Balin (membre fondateur des JA), passe un sale quart d’heure sous les coups des Hell’s Angels, chargés d’assurer la sécurité de ce concert gratuit.

Par ailleurs, Grace Slick intervient sur les albums mais mène une carrière parallèle avec son mari, le guitariste du groupe Paul KANTNER. Plus tard, le groupe éclatera en morceaux et se reformera péniblement, jusqu’au début des années 70, où il laisse place aux Jefferson Starship, où figurait entre autres David Crosby et le batteur des Grateful Dead, Jerry Garcia. Grace Slick commet quelques morceaux en dilettante, mais le groupe n’est que l’ombre de lui-même, et l’aura des Jefferson Starship n’est en aucun cas comparable à celle qui a mené les JA au sommet des charts où se tutoyaient en 67 Sergent Pepper’s, Forever Changes, et autres The PiPer at the Gates of Dawn. Au milieu des années 80, Paul KANTNER, guitariste et dernier membre du groupe initial, quitte le groupe en s’assurant que l’utilisation de “JEFFERSON” ne serait plus possible après son départ. Le groupe, dès lors baptisé Starship, connut un certain succès, notamment avec son album Knee Deep in the Hoopla, classé disque de Platine. Quelques autres succès firent tenir le vestige jusqu’au début des années 90, où il se sépare définitivement. Le groupe initial se reforme furtivement en 1992, le temps d’un concert.

 Un arrière goût des 60’s, ravivé par les 40 ans du Summer of Love, célébrés cette année (programmation conséquente sur Arte tout au long du mois) . Je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi cette version incroyable ne figure pas dans le film officiel de Woodstock 69…
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juillet 12, 2007 Posté par Zaz | Cinéma et Arts, Critiques et impressions, Le coin des génies | | 18 commentaires

Comment Zaz fait danser le rock à ses copines..

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J’ai eu le plaisir immense de découvrir récemment ma nomination par l’adorable Loula dans son classement des Rockin’ girl blogger. Non contente de me couvrir de gentillesses, elle a fait de moi la version au féminin de l’un des hommes que j’admire le plus au monde. Autant dire que je me serais largement contenté du titre!

Voici ce qu’a écrit Loula ici:

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juin 29, 2007 Posté par Zaz | Critiques et impressions, Mes sautes d'humeur | | 13 commentaires

Comment Zaz a re-découvert les Mille et une nuits dans une comédie musicale

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Sur incitation de Label Ash, je suis allée jeudi dernier, jour de la fête de la musique, voir la comédie musicale Les mille et une nuits, de Kamal Dadi (musicien) et Mehdi Zizi (auteur-réalisateur).

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juin 24, 2007 Posté par Zaz | Cinéma et Arts, Conso: J'ai testé pour vous, Critiques et impressions, Le coin des génies | | 6 commentaires

How Zaz experienced Andrew Bird… again!

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 Le 4 Juin dernier, j’ai été voir Andrew Bird à la Cigale.Exactement comme l’an dernier, quand sa prestation au Cabaret sauvage avait été une véritable expérience, il est parvenu à réinventer l’ensemble de son dernier album, et la musique toute entière.
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juin 23, 2007 Posté par Zaz | Cinéma et Arts, Critiques et impressions | | 6 commentaires

Comment Zaz répond au questionnaire de Procuste

Sur l’invitation de LOULA je m’apprête à répondre au questionnaire de Procuste. Jusque hier, je ne savais pas qui était ce Procuste brigand qui fonctionnait 4 par 4. Le chiffre 4 n’a jamais été le mien, il n’a ni le pouvoir symbolique du 3, ni les qualités mystiques du 5, encore moins la valeur de talisman du 7. Il ne décrit pas l’unicité du 1, n’a pas les formes arrondies et incomplètes du 2, du 6 ou du 9, et est très loin de la perfection originelle du 8. Non, le 4 ne m’a jamais plu, d’autant que par le passé, c’est une note peu glorieuse que j’ai souvent eue en maths… Plus d’infos »

juin 7, 2007 Posté par Zaz | Cinéma et Arts, Critiques et impressions, Le coin des génies | | 20 commentaires

Comment J’ai vécu ma première corrida

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Premier sanglot

Hier j’ai assisté à une véritable boucherie, et aujourd’hui je ne me sens pas prête à remettre ça, alors comme toujours, je pleure derrière mes lunettes de diva. Pourquoi depuis Noël me répète-t-on que c’est magnifique, incroyablement esthétique, que c’est là une vraie communion entre les combattants? je ne vois rien de cela, je ne vois que du sang, de la terre, de la peur, et une foule hystérique. Plus d’infos »

juin 2, 2007 Posté par Zaz | Cinéma et Arts, Critiques et impressions | | 10 commentaires

Comment je ne pouvais pas rater une journée à blogger pour le Maghreb

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 C’est vrai j’ai disparu depuis un moment, et il s’est passé plein de choses depuis mon dernier post. j’ai suivi de loin l’actualité, les vacances, puis le retour, le boulot et enfin la maladie ont failli me faire rater plein de choses mais grâce à certains blogs j’ai suivi la grève contre l’interdiction deYoutube du Maroc (Bravo à tous ceux qui se sont mobilisés davantage qu’avec une pauvre signature au bas d’une pétition, mais promis j’ai des excuses), j’ai découvert avec amusement que Larbi tu as pas mal de retard pour les free hugs, et bien sûr, comme prévu, Sarko est président.
J’ai laissé passer plein de choses sans les commenter mais je ne pouvais pas laisser passer la journée du 1er Juin sans blogger pour le Maghreb!!! surtout qu’OUSSAMA m’en parle depuis un mois, je n’ai donc pas d’excuse pour exprimer rapidement ma volonté d’unité pour tous ces voisins que je ne connais pas.
J’espère que la toile nous permettra de tisser de véritables échanges, aux motivations plus louables que les différents traités commerciaux et pactes sur nos frontières, et aux résultats plus réels que ceux que l’on retrouve au détour de chaque discours politique…
Pour qu’un jour, la “Maghrébie” soit davantage qu’une vieille vanne hilarante de notre Gad national…

juin 1, 2007 Posté par Zaz | Critiques et impressions, Politique | | 4 commentaires

Comment Zaz attend avec impatience Morituri, de Yasmina Khadra

Zay si tu passes par là aujourd’hui, ce post t’es dédié! Plus d’infos »

mars 29, 2007 Posté par Zaz | Cinéma et Arts, Critiques et impressions | | 5 commentaires

Comment Zaz vous pose une …colle?

Allez les amis, une petite devinette sur la présidence! 

Je m’y suis pliée, chacun son tour :)

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mars 27, 2007 Posté par Zaz | Critiques et impressions, Politique | | 5 commentaires

Comment Zaz trouve ça bizarre…

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 mercredi 21 mars 2007, 12h38 

Deux portraits de Jésus qui “saignent” drainent des foules

 PORT BLAIR, en Inde (Reuters) – Des milliers de personnes affluent au domicile d’un policier indien, à Port Blair, sur les îles Andaman, pour prier devant deux portraits de Jésus Christ, qui auraient “saigné” ces deux dernières semaines.
Plus d’infos »

mars 21, 2007 Posté par Zaz | Critiques et impressions | | 5 commentaires