Dans la bulle de Zaz, un monde à part…

les pieds au sol, la tête dans les nuages

Comment se faire du bien?

Fin de week end. Demain une semaine de labeur reprendra son cours et décèdera samedi matin, vaincue par ma paresse. Je mérite bien un peu de détente, un peu de temps pour moi, pour savourer mon indémodable playlist,résolument vintage. 

et celle qui me laisse entrevoir des avenirs en kaleidoscope dès que mes paupières sont closes, celle dont je ne me lasserai jamais….:

mars 10, 2008 Posté par Zaz | Critiques et impressions, Le coin des génies, Mes sautes d'humeur, Zaz | | 4 commentaires

Klapisch et Zaz: comment a-t-on pu en arriver là?

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Il fallait que ça arrive: même les plus grands finissent par tomber de leur piédestal (ou du moins trébucher), d’où l’intérêt d’admirer toujours des idoles…décédées, au travail immuable.
Je suis allée voir le dernier bébé de Klapisch hier. 
“Cédric tu m’as déçue. Tout y était pourtant, le casting parfait, l’histoire émouvante, la mise en scène méticuleuse, ton talent, rien ne manquait, sauf une âme au film.
Cédric je n’ai pas retrouvé l’alchimie immanquable de ton travail conjugué aux prestations d’un Romain Duris qui marmonne plus qu’il ne joue. pire encore Cédric, je me suis parfois presque ennuyée. Je n’ai pas retenu les prénoms de tes personnages, parcqu’en dehors du duo Elise/Pierre que tu as abandonné en cours de route alors qu’il s’annonçait vibrant et émouvant, et de Lucchini, exceptionnel par nature mais totalement prévisible en l’espèce, je n’ai rien reconnu de toi.
Ta griffe, je l’ai aperçue dans le rôle de Karin Viard, merveilleuse dans ce rôle ingrat de boulangère précieuse, hystérique et raciste.
Je suis déçue Cédric, parceque tu as mis toute ta technique dans ce film, mais que tu as oublié d’y insuffler l’énergie qui lui manquait pour devenir une autre des tes belles histoires. Tu as enchaîné les plans, multiplié les personnages, soigné tes seconds rôles, mais tu es resté en surface, et tu t’es retrouvé avec tellement de ficelles dans les doigts que tu n’as pas su tirer de cette foule une essence.
J’ai fait de mon mieux pour adhérer à l’histoire, mais je ne trouvais plus de sens aux évolutions, aux intéractions et aux questionnements de certains de tes personnages.
Pourquoi ces mannequins snobinardes de Paris qui rêvent de s’accoquiner dans les chambres froides de Rungis? Pourquoi le clandestin camerounais, abandonné tout au long du film et péniblement récupéré à bord lors de la dernière scène? Pourquoi Olivia Bonamy, puisque sa présence n’enlève ni ne rajoute rien au film? et surtout, pourquoi François Cluzet, inutile sinon pour accentuer le contraste avec son frère?
Rassure toi, Cédric (parcque évidemment, j’ai la faiblesse de croire que mon avis aura de l’importance pour toi). Rassure toi, Paris n’est pas un mauvais film, loin de là. Mais je me suis sentie comme quelqu’un à qui l’on sert un très bon croque-monsieur dans un trois étoiles Michelin. Ce n’est mauvais dans l’absolu, mais étais-je vraiment venue pour ça?
Aller aux projections de tes oeuvres, c’est espérer rencontrer à chaque fois cette magie que je retrouve dans tous tes films, faite d’une sensibilité exarcerbée, d’un rejet de considérer le monde adulte comme un univers d’impossibilités où les rêves d’enfant passent à la trappe, et où les logiques implacables dévastent ce qu’il reste de drôle dans le monde.
j’ai buté sur un film, un film “choral” comme ils disent, où rien ne me parlait, sinon Paris qui m’est si chère, la peur et la tendre confusion d’Elise, la folie douce et le chagrin de cet historien encore endeuillé et livré en pâture à l’injustice de la jeunesse de l’objet de sa convoitise, et cette détestable boulangère à qui il reste encore beaucoup à apprendre de la vie.
Ce que je regrette, c’est d’être peut-être passée à côté du film. J’ai forcément manqué une marche, et j’ai dégringolé en bas de l’escalier. J’ai vu le film en contre-plongée, avec cette insupportable impression que j’attendais à chaque fin de séquence quelque chose qui n’arrivait pas.
Peut être que tu mûris beaucoup trop vite pour moi Cédric, peut être que naïvement, je cherche un “Tomasi” anguleux et sans compromis dans chacun de tes films. Peut-être est il temps que j’arrête, et que j’entreprenne de grandir un peu.
Je t’aime Cédric, parceque si demain tu devais réaliser une sombre merde, elle ne me laisserait pas indifférente, et j’en garderais au moins une réplique que je trouverais phénoménale*”.
* en l’occurrence celle de Lucchini, historien alléché uniquement pour des raisons financières par une proposition de travailler avec  la télévision pour un projet de vulgarisation de l’Histoire : “Vous savez, en France, quand on est chercheur on cherche surtout à joindre les deux bouts”

mars 3, 2008 Posté par Zaz | Cinéma et Arts, Le coin des génies, Zaz | | 2 commentaires

Comment rendre drôle et public un adultère assumé

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La télé française a décidément beaucoup à apprendre de sa soeur américaine.
Depuis Janvier 2003, ABC compte dans sa nocturnale le Jimmy Kimmel Live, présenté par James Christian Kimmel (l’homme qui donnait sa voix au chien dans le film “Road trip”). En fait de Live il s’agit d’un programme en diffusion légèrement différée (une heure), permettant de biper tous les F*** des invités et de flouter les offenses éventuelles à l’amérique puritaine (celle dont les enfants sont nés dans des choux-fleurs).
Avec cinq ans d’antenne, le Jimmy Kimmel Live reste le late-night show le plus diffusé depuis les trente dernières années sur ABC. Certaines habitudes de l’animateur sont devenues cultes, au même titre que le “amis de l’homme en noir, BONSOIR” de thierry Ardisson. Ainsi, quasiment à chaque fin d’émission, Jimmy Kimmel remercie les invités présents et poursuit par un facétieux “our apologies to Matt Damon, we ran out of time”*, sous entendu qu’il attendrait en vain son tour en coulisses.
Le 31 janvier 2008, pour les 5 ans de l’émission, l’actrice et par ailleurs fiancée de Jimmy Kimmel Sarah Sullivan décide, en compagnie de Matt Damon, de faire une blague à l’animateur.
Je vous laisse apprécier:
La réponse de l’animateur ne se fait pas attendre: un mois plus tard Jimmy Kimmel réplique à la plaisanterie de Sarah, mais il dégaine l’artillerie lourde. En effet, le tournage de ce clip à l’américaine compte à son générique Harrison Ford, Cameron Diaz, Don Cheadle, Robin Williams, Huey Lewis, Rebecca Romijn, Macy Gray, Pete Wentz, Dominic Monaghan, Joel and Benji Madden, Josh Groban, Christina Applegate, Meat Loaf, Perry Farrell, Lance Bass, Joan Jett et même… Brad Pitt, en irrésistible livreur FEDEX.
Décidément, on sent bien que la grève des scénaristes est terminée
Les bips restent insupportables…

mars 3, 2008 Posté par Zaz | D'ici et d'ailleurs, Zaz | | 6 commentaires

Jerez Texas (2), ou comment Zaz poursuit la saga musicale

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Et de deux!
Hier soir avait lieu au Satellit café le concert parisien très attendu (par moi et deux autres bonnes centaines de personnes) du fabuleux trio de JerezTexas. Jeunes et moins jeunes avaient bravé la pluie et le froid afin de découvrir la nouvelle perle du groupe: Patchwork.
AYé. C’est ce que disait la mention que l’on m’a tamponnée sur le dos de la main, car à la joie d’assister au concert s’ajoutait celle d’y avoir été conviée par l’adorable manager du groupe (encore merci Gabriel!)
Malgré une programmation musicale parmi les meilleures de Paris, je n’avais pas eu l’occasion de retourner au Sat depuis ce fabuleux concert du groupe en 2005, où le hasard m’avait amenée à les découvrir.
Au Sat’, rien n’avait changé; mes souvenirs m’ont un instant laissé penser que la scène avait été déplacée, mais l’endroit était toujours aussi chaleureux et original, avec ses murs noirs parsemés d’étoiles et sa musique qui vous abandonne au bord de la transe.
Je suis au premier rang, je trépigne d’impatience derrière ma relaxe apparente. L’attente est longue. J’ai le temps de divaguer, laisser mes pensées s’égarer sur le “Pearl” de la batterie de Jesus Gimeno. et je rêve de Janis.
Le groupe arrive, accompagné d’Isabel Julve, l’incroyable flamenca à la voix d’or pleine de fêlures.
Le concert commence, les mélodies s’enchaînent heureusement, le génie de chacun traverse l’instrument dont il joue et les notes, dans un enchâssement élaboré, s’unissent. Légères, vives, et harmonieuses .
Isabel Julve est là, détonnante d’énergie et de justesse. Elle avait manqué à l’appel en 2005, je n’avais pas eu le plaisir de la voir sur scène comme hier soir, où sa voix déchirée m’a bouleversée.
La “flamenca preferida” du groupe a montré l’étendue de son talent, tant en danse qu’en chant. Sa voix haute et vibrante a livré ses émotions sans demi-mesures, ses talons ont claqué et son corps a tressailli, et au rythme des notes envoûtantes aux influences multiples, elle a fait revivre toute l’histoire du flamenco.
Les morceaux se sont suivis, alternant les nouveautés de Patchwork et les bons souvenirs de Sao, dont la teneur et le style sont demeurés intacts. Celtic Fandango, Tango al Jerez, Siroco, après les avoir écoutés vingt mille fois sans jamais m’en lasser, je les ai redécouvert comme pour la première fois, avec un enchantement qui frôlait l’hébétude.
Ils ont eu l’audace d’ébranler La foule de Piaf,  et de revisiter la Couleur café de Gainsbourg, en leur insufflant une jeunesse nouvelle sans jamais les ternir.

Jesus Gimeno, en grande forme, a offert à un auditoire conquis une performance mêlant percussions et batterie. La maestria de ses poignets fous a laissé bouche bée nombre d’entre nous, qui le regardions ébahis, disperser avec précision et virtuosité des notes séparées de moins d’un demi ton au gré de ses mouvements d’une agilité déconcertante.  Par trois fois au cours du concert, il s’est emporté avec brio, faisant danser avec adresse les baguettes du cajon.
Matthieu Saglio a offert à ses proches un solo de violoncelle absolument époustouflant, une ode véritable à la pureté de la musique. Ricardo Esteve a, dans une allégresse contagieuse, laissé éclater toute sa virtuosité dans les six cordes de sa guitare.

Dans l’élégance et la distinction, le trio complice fonctionnait toujours à merveille, illuminé par la présence d’Isabel Julve.
3 ans c’était long, mais ça valait largement le coup d’attendre.
Je ressors, munie du dernier album et d’une tonne de bonne humeur. J’allume une cigarette. L’inscription sur mon poignet me fait sourire: AYé. Encore une jolie histoire.
“Remerci beaucoup!”

février 29, 2008 Posté par Zaz | Cinéma et Arts, Conso: J'ai testé pour vous, Critiques et impressions, Le coin des génies, Zaz | | 2 commentaires

Comment Zaz se met en veille

Bien sûr c’est stupide. Pourquoi vouloir usurper l’identité d’un autre, s’inventer une vie qu’on n’a pas?
Pour la plaisanterie répondra-t-il. Une de celles qui virent au cauchemar et font regretter d’avoir eu l’envie de redresser les commissures.
Encore une preuve que le Maroc est un pays incohérent, incompréhensible, qui se distingue par la dichotomie entre la direction qu’il annonce vouloir prendre et celle où le guident réellement ses pas.
Fouad Mourtada rejoint la liste déjà trop longue des victimes de la répression aveugle et de la machine à broyer des vies qu’est parfois notre cher makhzen. Comme les musiciens “satanistes” dont l’histoire inspire un film marocain qui sortira prochainement (Les anges de Satan, d’Ahmed Boulane) et celle du “scandale gay” de Kser el kebir dont on ne connait toujours pas le verdict, il semblerait que Fouad Mourtada soit entré en collision directe avec l’humour à la sauce makhzannienne, et tout le monde sait comme ils sont drôles, surtout quand ils font preuve de zèle….
Ce jeune homme, ingénieur de métier, aurait tout au plus mérité d’être réprimandé, voire sermonné sur sa conception de l’amusement et ses entraves au protocole et à la constitution. Il se retrouve aujourd’hui brisé, à genou et à la une d’une triste actualité.
Ce blog comme des dizaines d’autres marque son soutien à Fouad Mourtada, et s’insurge contre les pratiques ultra-répressives du plus beau pays du monde.

février 19, 2008 Posté par Zaz | Mes sautes d'humeur, Politique, Zaz | | 4 commentaires

Comment Zaz ne sait plus quoi faire de ses valises

Où suis je?
Où vais je?
Me voilà enfin confrontée à ce choix que j’ai réussi à éviter toutes ces années. Quitter la France? Rentrer au bercail? Aller explorer de nouvelles contrées? S’offir un nouveau départ?
Un dilemne qui arrive avec son lot de doutes, de remises en causes, et parfois de regrets.
Je cherche à élire mon “chez moi”. Un endroit où poser mes valises, sentir que demain se construit activement, que demain a un sens.
D’aucuns me rétorqueront que “chez moi” je le porte en moi, c’est dans mon coeur où que j’aille.
Mais je n’ai pas cette largesse d’esprit, je ne sais pas m’accomoder de ce genre de répliques. chez moi doit contenir un code postal qui arrête de changer au gré de mes humeurs.
J’évalue, je compare, je mesure les impacts d’un choix, les incidences d’une décision, les conséquences d’une action non réfléchie. je resitue le débat, multiplie les prismes de réflexion, organise mon argumentation. je constate avec effroi que ma seule question se résume finalement à “qui suis-je?”
Je me répète cette question: qui suis-je?
Je pensais pourtant y avoir répondu avant de clore le chapitre haut en couleurs de mon adolescence turbulente.
Je suis surprise de constater que visiblement je me suis trompée.
Qui suis je?
Pourquoi ai-je si peur de retourner dans un pays qui est le mien, alors que rien d’autre ne compte depuis déjà quelques mois? Pourquoi ai-je autant de mal à franchir le cap?
pourquoi je me sens enserrée dans un étau dès que la perspective de retour prend forme, alors que je gaspille mes journées ici à trouver les rues trop larges, les gens trop distants, le temps et les humeurs trop froides?
Je me demande ce que m’offrira mon pays, et ce que je pourrai lui apporter, une fois mise de côté une jolie existence dorée.
Et ce que m’offre mon pays d’adoption, une fois écarté ce sentiment de non-appartenance que je m’amuse à entretenir. Et aussi tout ce dont il me prive.
Le bilan est mitigé des deux côtés, mais je ne peux pas me satisfaire de mes hésitations, puisque je dois trancher.
Et il y a toi. c’est beaucoup trop. C’est tellement peu.
Jusqu’où vais-je devoir ronger mes angles pour retrouver ma place dans ma bulle? Qui deviendrai-je si je dois renoncer à mon exhubérance, à ma petite folie chronique qui me fait m’aimer bien?
Et si en restant ici je ne faisais que reculer une échéance indélibile qui arrivera inexorablement à son terme? et qu’au passage j’en profite pour me perdre sans jamais plus me retrouver?
Et si je m’avouais qu’au fond, toutes ces complications m’évitent d’affronter l’essentiel? et qu’au fond, je trouve mon salut dans une fuite éternelle?  

février 11, 2008 Posté par Zaz | Zaz | | 16 commentaires

Bloguons Utile : Un post pour les jeunes détenus et l’AACRPE

Ils sont là parce que d’une façon ou d’une autre, ils ont enfreint la loi. Ils écopent de peines lourdes, et subissent l’enfermement pour des durées qui dépassent presque leurs âges. Un petit larcin, un vol à l’arrachée, un pétard fumé en pleine rue. Les verdicts tombent sans compassion, leurs plus belles années volent en éclat, souvent pour des méfaits qui ne les auraient sans doute jamais inquiétés s’ils étaient nés du bon côté de l’oued. Dans une société de privilèges, on façonne le destin à notre gré d’un côté, on le subit du mieux qu’on peut de l’autre. 

Les voilà condamnés.

Est ce le pire? Sans doute que non.

Les voilà oubliés, voilà le pire.

Hormis les actions menées dans le cadre associatif par de généreux bénévoles à l’image d’Assia El Ouadie dont le courage et la ténacité sont à saluer, il n’est guère de structure encadrante favorisant une réelle insertion dans la vie sociale et professionnelle une fois purgées leurs peines. Et pourtant, faut -il réellement soulever la question de savoir dans quelle mesure ce type d’expérience peut impacter la personnalité d’un individu? Est-il besoin de nombreuses études et analyses avant de comprendre que ces jeunes années d’enfermement peuvent être ravageuses si une réelle structure ne favorise pas une réinsertion réussie?

L’opinion publique ne peut occulter les destins brisés de ces mineurs qui pour la plupart ont simplement tenté de tromper leur misère ou leur faim le temps d’un vol. Elle ne peut pas se désintéresser des conditions de détention de tous ces  jeunes détenus à qui tout fait défaut, de l’éducation au soutien psychologique. Elle ne peut simplement pas les laisser livrés à eux-même, brebis égarées et proies faciles du fondamentalisme ou du terrorisme. La colère de ces jeunes détenus doit pouvoir être résorbée sainement, faute de quoi elle risque d’éclabousser les murs de nos villes encore une fois, et nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

C’est pour apporter un éclairage sur ces causes, peu aidées, pas suffisamment considérées, souvent oubliées, que nous avons décidé de créer le collectif Bloguons Utile. Loin de toute formalité, notre objectif est d’apporter modestement une contribution à ces causes, en faisant d’un loisir quotidien un loisir citoyen et utile.

Nous espérons ainsi créér une émulation autour d’un projet commun dans une blogosphère sans frontières. Toutes les initiatives individuelles sont les bienvenues, la latitude pour agir est extrême et chaque contribution sera d’une grande aide. Vous, blogueurs, lecteurs, internautes à vos heures perdues, pouvez nous aider en faisant vos dons  (en espèces, chèque, ou virement bancaire) auprès de l’Association des  Amis des Centres de Réforme et de la Protection de l’Enfance ou en collectant auprès de vos lieux de travail, vos écoles ou universités, vos voisins d’immeuble ou de quartier, votre centre de loisir ou votre entourage: des vêtements, des fournitures scolaires, des livres en français ou en arabe, du matériel informatique, etc. Quelque soit l’écho de votre blog auprès du public, quelle que soit la portée de vos écrits, aucun post dédié à cette cause ne sera de trop, puisque chaque lecteur est un donneur potentiel.

Nous nous devons de mener cette action pour favoriser la réinsertion de ces mineurs, et d’encourager les individus, blogueurs ou pas, à apporter leur contribution à cette cause, que ce soit par le volontariat et le bénévolat auprès de l’association, le don financier ou en nature, ou en observant une conduite citoyenne au niveau des entreprises, afin de favoriser la réinsertion professionnelle et offrir des emplois à ces jeunes desquels souvent le marché du travail se détourne.

Tous unis derrière une cause, tous unis pour un Maroc meilleur et plus équitable.

Si vous ne faîtes pas encore partie du collectif Bloguons Utile, envoyez un mail à l’adresse bloguonsutile@gmail.com . Vous serez informés des manifestations en cours ou à venir, et pourrez intervenir activement au sein de l’organisation ou être à votre tour force de proposition pour de prochaines actions.

Tous les dons à l’association devront être versés à l’ACRPE

RIB: 022.780.000.169.00.050.178.71.74  Swift : SGMB MAMC

ou déposés à l’adresse suivante: 6 Rue Houdhoud, Bd Mers Sultan – Appt 17 – Casablanca. (ou Contactez Fatim-Zohra Ammor au +21261 07 41 74)

Parceque notre collectif croit à l’effet papillon, nous comptons sur votre contribution.

A vos claviers.”

septembre 23, 2007 Posté par Zaz | Critiques et impressions, Mes sautes d'humeur, Zaz | | 7 commentaires

Comment se sentir utile?

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Avec Zay, tout va vite. On parle du projet en fin de journée, avec une forte détermination, une réelle motivation. Je croule sous le taf. “Oui Zay, il faut qu’on se bouge, qu’on fasse quelque chose. Depuis le temps qu’on dit qu’on en a marre d’exister à travers nos sacs et nos chaussures…”. Je vais dormir, je rêve du dernier Sultan taille haute, du Cannage vernis, et de bobines de pellicules qui déroulent sous mes pieds. Une existence de futilité. Je partage mon rêve avec Zay, qui trouve mes dernières acquisitions “à tôôôômber!”. Mais Zay, elle dort pas, elle est en guerre. Dès le lendemain matin, je croule sous les mails. On doit trouver un nom, un logo, une bannière, écrire un post, contacter la presse, coordonner une action, se trouver une légitimité, domicilier l’association qui devient un fonds marocain qui redevient une assoce européenne qui pense à se fondre dans une autre avant de se décider à devenir un collectif. On s’arrête sur la première cause à défendre: les enfants derrière les barreaux. Zay observe un rythme de croisière de deux mails par demi-heure. Je la soupçonne d’être en congés. Elle jure que non. Je reçois le premier mail du collectif, ah tiens on a une adresse mail officielle. On échange des idées, des points de vue, des coups de fil. Elle coordonne tout ça, m’appelle au bout de 52 heures: le traditionnel “je vais Aux frères Gourmet” devient “je file à Oukacha”. “Très bien, oublie tes décolletés et ton innocence chez toi”. Me rappelle 4 heures plus tard: “Zaz, je fais comment pour l’odeur coincée dans mon nez?” . Je ne sais pas lui répondre. Depuis la terrasse du Latéral avenue MacMahon, je lui suggère de vivre avec. Elle me raconte la détresse de ceux qu’elle a vus, à qui elle a parlé. Détruit mon univers acidulé en quelques phrases. Derrière mes grandes lunettes et ma nouvelle frange, je me sens toute petite. Une conversation s’impose, une vraie organisation nous fait défaut. Tout s’enchaîne trop vite, on sera jamais prêts, comment ça le 23 on poste? et après, une fois qu’on a posté, on fait quoi? ça aide pas vraiment de poster, quand il n’y a rien qui suit. Je suis perplexe. Je crains que d’y aller tête baissée et sans préparation, c’est beaucoup de bruit pour rien.

Je me repose la question: “Ok, on poste. Et après?”

Après, on s’arrête pas. Et c’est juste ça qui compte. On s’arrête pas.

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septembre 19, 2007 Posté par Zaz | Zaz | | 9 commentaires